Les sites de socialisation doivent agir sur les profils
Les gestionnaires des sites de réseautique sociale comme Netlog et Facebook doivent toujours plus souvent intervenir sur les profils des auteurs et des victimes d'importants méfaits.
Selon une enquête réalisée par le cabinet d'études de marché InSites Consulting, quelque 2,2 millions de Belges utilisent un réseau social sur l'internet. Les sites de socialisation ou de profils sont toujours davantage exploités par les médias comme sources d'informations à propos de suspects ou de victimes dans des dossiers judiciaires.
Ces derniers mois, plusieurs médias y ont repris des informations et des photos de personnes impliquées dans de graves délits. Récemment, l'on a ainsi fait référence à la page sur Facebook de la dirigeante du Patro de Kessel-Lo qui a abandonné son bébé, à des messages sur Netlog d'une femme de Grammont qui a défrayé la chronique, ainsi qu'au profil sur ce même Netlog d'un homme de Temse qui a tué ses deux enfants. Des détails concernant les victimes ont également été jetés en pâture, comme des photos et des données de la victime d'une attaque au couteau dans une école gantoise, l'an dernier.
Dans le cas de la femme de Grammont (Geraardsbergen), son profil n'est plus accessible aux personnes qui ne sont enregistrées comme amies. Après l'annonce de la mort de son fils, des dizaines d'utilisateurs de Netlog ont en effet posté des messages haineux, scandaleux et agressifs dans le registre de la dame.
Vendredi dernier, le leader du marché, Facebook, a annoncé avoir supprimé sept pages de groupes qui étaient utilisées par des néonazis italiens, après une plainte déposée par des membres du Parlement européen. Ces pages ont été retirées, parce que les groupes appelaient à la violence à l'encontre des gitans romains. Des messages de menaces représentent une infraction aux conditions d'utilisation établies par Facebook.
Netlog applique également un code comportemental similaire. "Il est strictement interdit de poster n'importe où sur le site des messages ou des images dont le contenu est nuisible, menaçant, trompeur, insultant, haineux, agressif, raciste, vulgaire, dénigrant, inconvenant, scandaleux, offensant, violent, obscène ou pornographique", stipule ce code comportemental.
Facebook déclare disposer d'une équipe qui examine activement les profils pour y rechercher toute matière répréhensible. Netlog, qui compte à l'entendre 35 millions de membres en Europe, intervient surtout sur plainte d'autres utilisateurs. "La modération est d'application 24 heures sur 24, afin de toujours éradiquer toute matière inadéquate. Néanmoins, nous n'avons pas accès à la communication privée entre utilisateurs", déclare Lorenz Bogaert, créateur de Netlog. "Voilà pourquoi nous avons donné à nos utilisateurs la possibilité de dénoncer les messages incongrus par le biais de nos modérateurs ou d'un formulaire sur le site web même."
Source: Belga



